Est-ce risqué ?

            La Murabaha n’est pas un produit financier spéculatif ou permettant de faire des arbitrages sur les marchés financiers. Il est strictement encadré en France, surtout s’il est proposé à la clientèle de la banque de détail.

            Coté emprunteur crédit-acquéreur, la Murabaha doit respecter les règles de droit public et de protection du consommateur et ce qu’on appelle la Loi Scrivener. Les divers dispositifs de surendettement, de transparence sur les coûts notamment avec le coût global du crédit en termes de marge global pour la banque généralement représentée par le TEG s’imposent.

            Coté banque crédit-vendeur, la Murabaha requiert un vrai transfert de propriété entre le propriétaire initiale à la banque ce qui exige une plus grande responsabilisation de cette dernière. La Banque est obligée de mieux connaître la nature du bien, son état et l’usage que va en faire son client car sa responsabilité est engagée en cas de sinistre partiel ou total le temps de la revente.

             Au final, la Murabaha est considérée comme un contrat beaucoup plus équitable entre les différentes parties avec un partage des risques et une plus grande responsabilisation du côté de la banque.

            Mise à jour : 10 Dec 2014 10:56 PM
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